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04/09/2008

Un peu d'histoire

L'origine du chameau de Béziers est directement liée à la légende de Saint-Aphrodise.

Aphrodise, venu à Béziers au IIIe siècle de notre ère,

est considéré comme étant le premier évêque de la cité.

Originaire d’Égypte, il était parvenu jusqu'à Béziers à dos de chameau.

À la suite du martyr d'Aphrodise,

 le chameau fut confié à un pieux seigneur de la ville afin qu'il en prit soin.

Quand Aphrodise fut reconnu comme Saint, les responsables municipaux considérèrent comme un honneur de prendre à la charge de la commune tous les frais de l'entretien de l'animal.

 On lui offrit même un toit pour se loger dans une rue nommée aujourd'hui "rue du chameau", dans le centre historique de Béziers.

Les habitants de la ville firent construire, après la mort de l'animal,

 une machine en bois qui le représente et qui devait être conduite chaque année, le 28 avril, en triomphe, vers l'église de son saint patron, l'église Saint-Aphrodise.

Il semblerait que cette pratique, sans doute jugée trop païenne, ait disparu au Moyen Âge, l'Eglise n'appréciant pas ces réjouissances trop allégoriques.

1632: L'existence du chameau est mentionnée dans les archives de la ville.

1793: Le chameau est brûlé sur la place de la Citadelle, en même temps que tous les titres féodaux.

 Le fief alloué au chameau pour son entretien, d'un revenu de 1500 livres, est mis sous séquestre.

Le chameau fut porté sur la liste des émigrés et ainsi, les révolutionnaires purent s'emparer de ses revenus.

1803: Les Biterrois reconstruisent un nouveau chameau, en bois, recouvert d'une toile colorée portant le blason de la ville.

1830: Le chameau, considéré comme un symbole de la féodalité, fut à nouveau détruit, ses flancs lacérés de coups de sabre!

 La foule dispersa ses lambeaux de toile.

Un antiquaire pensa à sauver la tête de bois du pauvre animal.

Un nouveau chameau sera a nouveau brûlé lors des événements de 1848.

1895: Le chameau renaît de ses cendres lors de la cavalcade historique qui parcourt les rues de la ville.

Le chameau de Béziers est constitué d'une énorme machine de bois,

revêtue d'une toile peinte, sur laquelle sont ajoutées les armoiries de la ville ainsi que deux inscriptions

sur ses flancs : l'une en latin « Ex Antiquitate Renascor » (signifiant « Je renais de l'Antiquité »), l'autre en

 occitan : « Sèm Fòrça » (c'est-à-dire « Nous sommes nombreux »).

L'allure actuelle du totem remonterait au XIVe siècle.

Cette machine, qui ne ressemble guère à un chameau mais plutôt à un dromadaire,

 est actionnée dans ses flancs par quatre hommes qui la font bouger et impriment, par intervalles, un jeu saccadé à un long cou et sa mâchoire aux dents de fer.

Ces grosses mâchoires, censées faire peur aux plus petits, furent appelées "Nhica-Nhaca" (['ɲiko]-['ɲako]) [au XIXe siècle (Nhica-Nhaca onomatopée qui peut signifier "mordre").

Le nom du chameau en occitan est lou camel.

Dans la tradition, le chameau est conduit par un curieux personnage: le Papari (on peut y voir une altération de "Papalin" ou "Papalino" : soldat du pape).

Le Papari est escorté par un groupe de jeunes gens déguisés en sauvages, rappelant les origines exotiques du totem biterrois.

Au cours des années 1970, la municipalité décida d'entreprendre des travaux de réhabilitation du chameau.

On lui ajouta même une seconde bosse pour qu'il ait, enfin, l'air d'un vrai chameau.

Mais devant les protestations des Biterrois, le chameau conserva sa forme originale de chameau à bosse unique !

Il existe aujourd'hui à Béziers une peña baptisée lous Camelous.

Pendant les soirées festives de la ville, cette peña accompagne lou camel de Béziers.

 

 

 

 

 

 

14:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

salut cymbaliére folle . aprés avoir lu ton dernier commentaire sur la véritable histoire du camel de béziers, je dois t'avouer mon admiration sur tes connaissances et ton érudition(encore un nouveau mot pour ton maitre cymbalier).aprés mure réflexion, il est plus facile, pour la femme d'un boucher(qui est en méme temps notre chef de musique) de parler d'un animal, soit-il totémique; si tu souhaites pour un prochain commentaire, nous parler du plateau des poétes je te conseillerai de te rapprocher de gilles, jardinier de son état a la mairie de béziers qui connait par coeur le nom de toutes les fleurs , plantes et arbres de ce superbe jardin, y compris en latin.a samedi a tourbes.IVRES MAIS DIGNES lol

Écrit par : michel(maitre pol) | 04/09/2008

Coucou Michell dit Maitre Pol....J'aime quand tu es en admiration lol......Ben non je ne suis pas une érudite mais seulement moi meme et a cela je n'ai aucun mérite lol....Je cherche, je trouve.... ce n'est qu'une curiosité de mon esprit qui aime savoir,apprendre et surtout comprendre etc.... pfffffffff il en est meme fatiguant parfois mdr...Tu penses bien que si je venais a parler du plateau des poetes, je ne manquerais pas de demander a mon Maitre cymbalier qu'il me transmette tout son savoir sur cette magnifique végétation qui orne ce trés beau parc...Je suis déja certaine de sa réponse:heuuu.. hésiterait il une seconde se frottant le visage de la main, t'inquiétes pas je gére" dirait-il
....ET bien non, pas a samedi mais a dimanche car samedi il vous faudra vous passer de la présence de votre chef de musique certes....Mais et surtout de mes cymbales.... ça ,sa va vous etre plus difficile, il va manquer un brin de folie samedi dit elle modestement mdr
Et oui!!! ils y en a qui travaillent euxxxxxxxx quand les autres sont ivres mais dignes....lol

Bisous

Écrit par : Marie-Claude | 05/09/2008

Très belle histoire, bravo
Pour ce qui est des samedi au boulot, idem pour moi, je connais aussi malheureusement...
Bonne féria à Tourbes

Écrit par : Seb Lou Trompettiste | 05/09/2008

Merci Seb....Travaillerais-tu toi aussi dans la restauraton??C'est juste une supposition il y a surement d'autres boulots ou l'on travaille le samedi lol
Bonne continuation

Écrit par : Marie-Claude | 08/09/2008

Salut Marie-Claude, je bosse dans la grande distribution (dans la sécurité + exactement) et crois moi, côté horaires, c'est malheureusement souvent incompatible avec la musique mais bon, j'aime mon métier.
Je suis toujours entrain d'essayer de faire des compromis, tout comme avec ma vie de famille même si certains ne le comprennent pas...

Écrit par : Seb Lou Trompettiste | 08/09/2008

Les commentaires sont fermés.